Portrait

Saint-Preux​,
prix Louis Ganne 2023

Catégorie Musique instrumentale

Avec plus de trente-deux millions de disques vendus dans le monde de sa composition emblématique Concerto pour une voix, il a popularisé sa musique au classicisme contemporain sans souci des modes et des tendances.

De son nom complet, Christian Saint-Preux Langlade Chaïb, est né à Paris le 1er août 1948 de mère juive et de père catholique.

C’est dans le petit village de Mervent, au cœur de la forêt vendéenne, que le jeune Saint-Preux trouve les sources d’inspiration à ses premières œuvres. À six ans, il compose plusieurs pièces pour orgue. À dix-neuf ans, il dirige un orchestre symphonique au festival de Sopot en Pologne et remporte le prix de la Presse internationale avec sa composition La Valse de l’enfance. La même année, il compose le Concerto pour une voix, à l’origine interprété par Danièle Licari.

Le début d’une impressionnante série de succès, comme Le Piano sous la mer, La Fête triste, Your Hair & Missa Amoris, Symphonie pour la Pologne, etc.

De ses œuvres lyriques à sa musique pianistique et symphonique, il est joué par les orchestres internationaux les plus prestigieux, de Paris à New York, Londres, Tokyo, Montréal ou Varsovie.

En 1989, il compose pour l’Unicef un hymne pour les droits de l’Homme et de l’Enfant, Les Cris de la Liberté, dont il offrira le manuscrit à sa Sainteté le Pape Jean-Paul II au cours d’une audience privée.

On lui doit à ce jour quelque quatre-cents partitions, dont Jeanne La Romantique, un conte musical en 2007, marqué par un duo légendaire entre l’une de ses filles Clémence et Johnny Hallyday. Romantisme, toujours.

Francois Narboni (autoportrait).

« Je suis très sensible et très heureux de recevoir ce prix qui représente pour moi un véritable honneur et de troublantes coïncidences.

J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour Louis Ganne, compositeur doté d’un grand instinct mélodique avec des thèmes intelligents pleins de charme, orchestrateur exceptionnel, brillant et subtil… en résumé, un grand compositeur.

Ironie du sort, j’ai vécu toute ma jeunesse jusqu’à mes vingt ans, dans le 20e arrondissement entre la Porte de Montreuil et la Porte de Bagnolet, boulevard Davout, à quelques centaines de mètres de la rue qui porte son nom, Louis Ganne, et plus fort encore, je remplaçais à seize ans le titulaire de l’orgue de l’église de la Paroisse Saint-Germain de Charonne.

Je suis profondément désolé de ne pouvoir être parmi vous et vous remercie encore pour cette belle distinction.

Avec tout mon respect et mon amitié »

— Saint-Preux

Crédits photos : DR.

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