Portrait
Paul Personne,
prix du Comité du cœur 2026
Paul Personne est né un 27 décembre à Argenteuil et passe une partie de son enfance à Houilles. Son père est ouvrier et joue quelquefois de l’harmonica. Ses parents achètent pour lui un accordéon à un boulanger voisin. Mais cet instrument ne plaît pas vraiment au jeune garçon. C’est en fait sa grande soeur qui va le récupérer. Lui, c’est plutôt la batterie qui le tente. Il en bricole une et commence ainsi ses premiers pas de musicien amateur.
Paul découvre à la radio la musique qui lui « botte » avec Eddy Mitchell et Johnny Hallyday.
Il joue aussi un peu de guitare inspiré sans doute par l’arrivée des groupes de la vague anglaise : Beatles – Stones – Kings – Animals etc… Ses parents déménagent aux Mureaux…
C’est l’heure des premiers groupes montés avec ses copains de lycée : Les Douglas – Les Mirages – Les Murbeats – Les Taciturnes : Musiciens : Paul à la batterie et au chant – Philippe Saboulard à la guitare – Gérard Benassayag à la basse.
Durant les années les années 1960 et 1970, il se lance dans plusieurs projets musicaux. En tant que membre ou leader, on le retrouve dans différentes formations et divers groupes, comme Backstage, L’Origine et Bracos Band. Pour Paul Personne, les eighties marquent le début de sa carrière solo. Connu pour ses prestations sur scène, en concerts et en festivals, il délaisse le rock de ses premières années d’activité pour privilégier un blues rock qui deviendra un élément parfaitement identitaire de son style. Preuve en est avec des chansons emblématiques de son répertoire, comme Barjoland, Funambule Déprim’ et Plus jamais m’laisser blueser.
En un peu plus de quarante années de carrière solo, Paul Personne alterne entre la sortie d’albums studio et de lives. On peut ainsi évoquer Rêve sidéral d’un naïf idéal, La Route de la chance (en live), Patchwork électrique et Amicalement blues. Ce dernier effort marque sa collaboration avec Hubert-Félix Thiéfaine. On lui doit aussi des duos notables, notamment avec Robben Ford, Beverly Jo Scott et John Jorgenson. Paul Personne a même revisité des classiques du blues (Trouble No More, One Good Man…) avec son album Lost in Paris Blues Band.




